Signes de vie Septembre 2022

Edito

 » Il n’y a pas de bonne compagnie qui ne se quitte !  » C’est par ce dicton populaire, que je vous confirme mon départ et vous présente mon remplaçant.

L’abbé Pascal Cambier est originaire de la région de Mons. Âgé de 50 ans, il est ingénieur de formation et a travaillé chez NGK Ceramics à Baudour (pots catalytiques pour véhicules automobiles). Son insertion pastorale est passée par Antoing et Soignies-Le Roeulx pour se terminer dans le doyenné de Marcinelle, avec l’abbé Patrick Mariage.

Il a été ordonné prêtre en la cathédrale de Tournai  le 24 juin 2018.

« Appelé à être dans le monde. »

Comment est née votre vocation ?
Cela a commencé par une amitié avec une collègue de travail qui m’a parlé de sa foi chrétienne. J’étais athée. De fait, j’avais juste été baptisé enfant et la religion n’avait pas de place dans ma vie. Mais cet échange m’a interpellé et j’ai commencé à m’intéresser à la foi, notamment via le livre « Le bonheur en Dieu » de dom Marie-Gérard Dubois, père abbé de l’abbaye de « La Trappe », en Normandie. J’ai alors contacté l’auteur, je lui ai expliqué que j’étais en recherche et que je souhaitais aller à la rencontre de moines. Il m’a répondu positivement et c’est ainsi qu’en 2005, je suis allé vivre la Semaine sainte au Mont-des-Cats. Chaque jour, j’ai pu parler avec un moine. Et le Jeudi saint, pour la première fois, j’ai vécu la confession et la communion. Ensuite je me suis trouvé une paroisse, là où j’habitais, à Saint-Ghislain. En 2006, j’ai été confirmé.

Pour moi, la conversion et la vocation sont très liées. J’ai d’abord pensé être moine, devenir prêtre était une alternative qui venait en second lieu. J’ai fait différents essais dans des abbayes, je passais la plupart de mes congés en retraites. Puis j’ai fait deux séjours d’un mois, à Rome et au Mont-des-Cats. Par la suite, pendant près de trois ans, je suis régulièrement allé à l’abbaye de St-Benoît-sur-Loire, près d’Orléans. Jusqu’à ce qu’en 2010 je donne ma démission chez NGK Ceramics, où j’étais chef de service, pour intégrer cette abbaye comme postu-lant durant 1 an puis comme novice durant 10 mois.

Cette première année a été une année de conversion de fond, très riche. La pose des fondations. Mais à force de rencontrer des prêtres là-bas, j’ai compris que j’étais appelé à être dans le monde et pas en retrait du monde. Alors je suis revenu à Tournai où j’ai demandé à entrer au séminaire, en 2012. J’ai suivi six années d’études au séminaire de Namur, parallèlement à des stages en paroisse : 2 ans à Antoing, 2 ans à Soignies-Le Roeulx et enfin 2 ans à Marcinelle – Mont-sur-Marchienne.

Prends le temps de prier, c'est la plus grande qualité du coeur

Notre-Dame du Paradis, une Vierge pèlerine malgré elle

Il y avait à Solre-sur-Sambre, une abbaye féminine fondée au XIII° siècle par Nicolas de Barbançon, seigneur du lieu : l’abbaye de la Thure.

La légende raconte que par un beau jour de 1681, une des religieuses trouva, flottant sur la rivière de la Thure, une statue de Notre-Dame. Ce serait donc par les eaux qu’elle fera son premier arrêt : entre un lieu inconnu de la France voisine et l’abbaye. Dans un endroit du parc, dit le Paradis, elle sera vénérée assidûment dans une petite chapelle pendant une bonne centaine d’année.

En 1792, Notre-Dame du Paradis effectuera une seconde pérégrination, non plus sur les eaux de la Thure mais bien dans le noir, le feu et le sang de la Révolution française qui déferlera jusque chez nous.

Effrayée par les « débordements » et violences à l’encontre (entre autres) des ordres religieux, la communauté se réfugiera à Lobbes, ensuite à Thuin, emportant avec elle Notre-Dame du Paradis.

L’abbaye, quant à elle, sera pillée et incendiée ; ses ruines et terres confisquées et vendues.

Solre-sur-Sambre, Eglise Saint Médard
Samedi 3 septembre 16h : Procession
en l’honneur de Notre-Dame du Paradis.

Pour les moins valides, un transport sera assuré sous réservations au 0496/31.46.66

17h30 : messe solennelle
en l’honneur de N.-D. du Paradis.
Ensuite, un verre de l’amitié sera offert.

Dans l’église, exposition permanente
sur l’histoire de l’abbaye de la Thure