Signes de vie Novembre 2022

Edito

Le sens de l’histoire

Une nouvelle étape commence dans l’histoire de notre jeune UP de Solre s/ Sambre ainsi que dans mon histoire personnelle. L’abbé Michel PLEYIERS va donc quitter sa charge de curé et je suis appelé à le remplacer auprès de vous.

En ce sens, l’abbé Michel a, fort patiemment, consacré une partie de son mois d’octobre à m’accompagner et à me transmettre les informations qui me seront utiles pour assurer sa relève.
Je tiens tout d’abord à le remercier pour sa disponibilité et sa gentillesse et je ne peux m’empêcher d’exprimer mon respect et mon étonnement devant le travail considérable qu’il a réalisé dans cette UP en tant que curé ! Le moins qu’on puisse dire, Michel, est que tu n’as pas ménagé tes efforts !

Voici ce que nous dit le droit canonique de l’Eglise au sujet du curé : « Il est le pasteur propre de la paroisse qui lui est confiée par l’évêque … et il accomplit, sous l’autorité de l’évêque, pour cette communauté, la fonction d’enseigner, de sanctifier et de gouverner… ».

Mais pour remplir cette mission, le curé doit, d’abord et avant tout, se mettre à découvrir la communauté au service de laquelle il a été envoyé. Voilà pourquoi, je consacrerai l’essentiel de mon temps, en cette première année, à venir à votre rencontre, vous écouter, découvrir les gens, les lieux, les traditions de cette Unité pastorale de Solre-sur-Sambre. qui, je vous l’avoue, m’est encore largement inconnue. N’hésitez pas, de votre côté, à venir à ma rencontre et me contacter !

Nous sommes entrés, comme régulièrement dans l’histoire humaine, dans une période de turbulences, d’instabilité. Après l’épidémie de covid, voici la guerre, de nouveau présente sur le sol européen. Les prix flambent et semblent hors de contrôle.  Une période trouble dont l’issue, comme souvent, n’est pas facilement discernable.

Quelle que soit la gravité de la situation, elle ne doit cependant pas nous faire perdre le nord ! La réalité de la Création est plus grande que nos peurs, plus grande que ce que nos yeux peuvent en voir, plus grande que ce que nos cerveaux peuvent en comprendre!

Nous savons, nous chrétiens, quel est le sens de l’histoire. Nous savons que, quoiqu’il puisse arriver ici-bas, le Seigneur est à l’œuvre en ce monde et le mène, comme le dit saint Paul dans la lettre aux Romains, à travers les douleurs de l’enfantement, vers la pleine révélation des enfants de Dieu.  Il ne s’agit pas d’être naïf ou insouciant, mais de garder le cap : continuer à orienter nos choix et nos engagements à la lumière de la victoire, déjà acquise, du Ressuscité.

Alors, prions et travaillons ensemble pour que ce monde soit meilleur, que cette crise soit, comme tant d’autres avant elle, vaincue et dépassée. Et pour ce faire, ne doutons pas de l’importance de nos choix au quotidien. Que nos familles soient des lieux de paix, de sécurité et de développement harmonieux. Que l’amitié et l’estime de l’autre fleurissent autour de nos foyers. Que nos assemblées paroissiales deviennent toujours plus des communautés où nous apprendrons, ensemble, à mieux nous aimer, nourris par la Parole et guidés par l’Esprit.

En résumé, faisons nôtre la parole du Pape François : « L’Amour est, au fond, l’unique lumière qui illumine sans cesse à nouveau un monde dans l’obscurité ».

Abbé Pascal Cambier

« et moi, je les ressusciterai au dernier jour. » (Jean 6, 40)

La Toussaint et la Commémoration de tous les fidèles défunts

Mercredi 2 novembre à 18h en l’église St Martin de Merbes-le-Château

Les 1 et 2 novembre prochains, nous célébrerons respectivement, comme chaque année, la Toussaint et la Commémoration de tous les fidèles défunts. Vous le savez, prier pour les défunts est une prière de toujours dans l’Eglise et nous sommes, bien évidemment, invités à prier pour eux tout au long de l’année. Mais, au XIème siècle cependant, il fut décidé de consacrer un office particulier à la prière pour tous les défunts, le 2 novembre.

Ce jour du 2 novembre, nous sommes donc invités à prier pour nos proches déjà partis, à maintenir ainsi fidèlement le lien qui nous unit à eux, un lien qui est destiné à perdurer dans l’éternité. Nous tournons nos regards vers nos chers disparus, nous nous rappelons avec gratitude tout ce que nous leur devons, nous nous souvenons des moments précieux, vécus ensemble avant la tristesse de la séparation et nous les confions à notre Sauveur miséricordieux.

C’est également le jour où nous sommes conviés à oser regarder en face notre condition mortelle, à examiner les priorités de notre vie et, le cas échéant, à les faire évoluer

En ce jour, nous nous souvenons aussi que, en tant que baptisés, nous sommes morts et re-nés le jour de notre baptême et que depuis ce jour, par le Christ, nous n’avons plus que la Vie devant nous. La mort ne peut plus avoir la moindre prise sur nous.

Enfin, ce jour nous rappelle également que la création de Dieu ne se limite pas à la réalité visible, mais qu’elle inclut tout un univers invisible, nous le professons d’ailleurs dans le Credo. La veille, le 1er novembre, nous aurons célébré la Toussaint. Nous aurons célébré la foule innombrable des saintes et des saints du Ciel qui veillent sur notre chemin et prient pour nous.

La Toussaint est là pour nous rappeler, avant de commémorer nos défunts, que tous, vivants et morts, nous sommes appelés à la sainteté. Tous, nous sommes appelés à laisser la sainteté de Dieu nous transfigurer. N’est-il pas réconfortant et enthousiasmant de réaliser que les saints que nous fêtons dans l’année liturgique sont, malgré leur nombre élevé, très peu nombreux comparés à la foule innombrable des saints anonymes, y compris ceux dont nous avons eu la grâce de croiser le chemin ici-bas ?

« Tous ceux que le Père me donne viendront à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je ne suis pas descendu du ciel pour faire ma volonté, mais pour faire la volonté de celui qui m’a envoyé. Or, la volonté du Père qui m’a envoyé, c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite tous au dernier jour. Car la volonté de mon Père, c’est que tout homme qui voit le Fils et croit en lui obtienne la vie éternelle ; et moi, je les ressusciterai au dernier jour. » (Jean 6, 37-40)

Abbé Pascal CAMBIER, curé.