• Post last modified:25 février 2022
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Signes de vie Mars 2022

Edito

Quand je regarde l’Histoire Sainte, j’ai l’impression que Dieu ne veut rien faire sans l’homme. Il demande à Moïse de libérer son peuple de l’esclavage en Égypte. Jonas doit aller à Ninive pour convertir ses habitants. À Babylone, c’est Isaïe qui redonne espoir aux exilés. Lors de la pêche miraculeuse, Jésus demande aux disciples de jeter les filets et de devenir des pêcheurs d’hommes.

L’acteur français Robert Hossein disait : « Je crois que le Christ n’a, aujourd’hui, plus d’autres mains que les nôtres pour transformer le monde. Les mains du Christ, le regard du Christ, la tendresse du Christ doivent désormais passer par nos mains, nos yeux et notre cœur… Jésus ne nous demande qu’une chose : « Venez m’aider à vous sauver.» D’une certaine manière, je crois que sa résurrection dans notre propre vie dépend de nous. À nous de le faire vivre dans nos existences, à nous de lui faire de la place…

J’aime Gorki, lorsqu’il dit: : « Si tu y crois, il existe. Si tu n’y crois pas, il n’existe pas.»
Quand on réfléchit à la question par un autre point de vue, on constate que, par exemple, la relation parents-enfants suit la même logique. Ce ne sont pas les parents qui doivent étudier et passer les examens à la place de leurs enfants. Ce sont les enfants qui doivent prendre les choses en mains pour y arriver… Et je crois que, nous aussi, nous devons prendre les choses en mains quand on regarde la situation du monde actuel.

En effet, il y a de grands défis à relever : climatique, écologique, social, économique, médical, … J’ai l’impression que la société actuelle, basée sur la consommation et le capitalisme se focalise trop sur la défense des libertés et des droits, et sur l’égalité des chances, mais oublie la FRATERNITÉ. Si on oublie la solidarité et le bien-être pour tous, on passe à côté du vrai combat pour changer les choses et changer le monde. Je pense que nous, chrétiens, avons un rôle à jouer en prenant les choses en mains, en nous responsabilisant et en changeant de comportements pour faire face aux problèmes de surconsommation, de pollution, de répartition des richesses, … Comme le rappelle le pape François, l’enjeu est existentiel et vital.

De plus, je crois qu’il est important de s’appuyer sur la force d’amour de Dieu. En quelque sorte, nous devrions adopter le principe des ampoules électriques qui sont branchées sur la puissante énergie d’une centrale afin de pouvoir remplir leur fonction d’illumination. Dans le film Evan tout-puissant, on faisait dire de Dieu : « Si vous priez pour avoir la patience, Dieu va-t-il vous armer de patience ou vous offrir une bonne raison d’être plus patient ? Si vous lui demandez du courage, vous donnera-t-il plus de courage ou un bon motif de vous montrer plus courageux ? Si vous lui demandez que votre famille soit plus soudée, vous croyez que Dieu va vous donner le bonheur et l’affection ou l’occasion de prouver à chacun ce que vous ressentez ? »

En y réfléchissant, je me dis que, d’un côté, Dieu serait considéré comme un self-service et qu’il nous donnerait tout sur un plateau, « Les gens voudraient que je fasse tout à leur place. », et de l’autre, nous sommes invités à exercer notre liberté et à prendre nos responsabilités pour construire un monde meilleur, plus juste, pour changer les choses qui vont mal. « Tu veux changer le monde ?
Fais un acte remaquable de charité à la fois ! »

M. le curé Michel

« Thérèse de Lisieux, Thérèse de la nuit et des doutes... »

Vivre le temps du Carême
avec Ste Thérèse de Lisieux

À 15 ans, Thérèse Martin entre au Carmel de Lisieux. Elle commence une vie de prières, de charité et de pénitence, mais aussi de mesquineries dans cette communauté marquée par des luttes de pouvoir. C’est là que soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus inventera sa « petite voie ». Thérèse met l’amour et la confiance au centre.

Dans la nuit du Jeudi au Vendredi Saint 1896, un flot monte en bouillonnant jusqu’à ses lèvres. Ce sont les premières attaques de la maladie qui l’emportera, la tuberculose. Quelques jours plus tard, son âme fut envahie par les plus épaisses ténèbres. C’est un mélange mystérieux de doutes et de paix. Elle rejoint ainsi tous ceux qui sont assaillis par le doute, mais qui cherchent la lumière.

« La foi ne s’offre pas dans ce direct éblouissant, mais tout au contraire, la foi parvenue à sa maturité vit dans l’épreuve qui ouvre à la seule issue possible : la confiance. » (J.-Fr. Six)

Le 30 septembre 1897, Thérèse part vers le Ciel qu’elle avait tant désiré. « Je ne meurs pas, j’entre dans la vraie vie », avait-elle écrit à son  »frère spirituel », le 9 juin. Sur une image d’adieu remise à ses soeurs le même mois de juin, elle avait écrit : « Je vois ce que j’ai cru, je possède ce que j’ai espéré. Je suis unie à Celui que j’ai aimé de toute ma puissance d’aimer. »

Les chemins de Carême

« Aimer, c’est tout donner et se donner soi-même »

4 rencontres avec Sainte Thérèse de Lisieux, pour se préparer à fêter Pâques.

Erquelinnes, église Sainte Thérèse
de 19h30 à 20h30.

Mardi 15 mars : abbé Philippe Pêtre – « Partager et avoir le souci des autres. »

Mardi 22 mars : abbé Paul Scolas – « Pardon et miséricorde. »

Mardi 29 mars : abbé Philippe Vermeersch – « Pénitence et la petite voie.. »

Mardi 5 avril : abbé Jacques Hospied – « Prière et spiritualité.. »

Le temps du Carême est une occasion pour approfondir sa vie spirituelle et pour avancer sur le chemin de la foi à travers les doutes et les épreuves de la vie. Profitons des enseignements de Ste Thérèse durant ce temps qui nous est offert, et découvrons son message en allant écouter les 4 conférences qui nous sont proposées.

Campagne de Carême de Partage 2022

Écouter tant
la clameur de la terre
que la calmeur des pauvres
pour une terre juste !

Entraide et Fraternité appelle au partage. Votre don de Carême est porteur d’espoir.

« Entraide et fraternité »
BE68 0000 0000 343

Dans nos paroisses, des collectes seront organisées dans le courant du mois de mars 2021.

COMBAT DE TITANS !

Dans le cadre du Carême de partage, nous nous tournons cette année vers la terre, qui doit bénéficier à tous. La COP 26 de Glasgow nous l’a bien montré : pour échapper au réchauffement climatique, on doit lutter contre les monocultures qui épuisent la terre et qui chassent les animaux (et les hommes !)

Au contraire, il faut favoriser la diversification des cultures et la biodiversité. Dans ce cadre, Entraide et Fraternité a choisi d’aider deux pays situés aux antipodes l’un de l’autre, deux îles : Madagascar et Haïti. Toutes les deux ont en commun d’avoir des associations d’agriculteurs qui revendiquent la propriété de leurs terres, s’opposent à leur accaparement et luttent contre les monocultures intensives qu’on veut y imposer.

Le combat des petites gens est aussi un combat de titans, un combat qui bénéficie à toute l’humanité et donne un enseignement à tous. Car c’est à partir de ces initiatives sur le terrain que l’on découvre la validité des options recommandées au niveau mondial pour l’équilibre de la terre. Si nos initiatives sont petites, nous devons savoir qu’elles grandiront pour couvrir toute la terre !
Encourageons dès lors de partout la protection de la terre, de ses cultivateurs et de ses habitants !
Bon Carême à chacun et chacune.
Mgr Jean-Pierre Delville.