« Il en est du règne de Dieu comme d’un homme qui jette en terre la semence : nuit et jour, qu’il dorme ou qu’il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. » Mc 4, 26-27
Édito Octobre
L’essentiel de notre année liturgique se déroule dans le temps ordinaire, un temps qui ne désigne pas une période sans relief, comme s’il fallait attendre les grandes fêtes pour retrouver l’essentiel.
Non, le temps ordinaire est le temps de ce qui est dans l’ordre des choses. C’est le temps pendant lequel ce qui a été semé peut grandir.
Jésus aimait parler du Royaume de Dieu à travers des images de croissance : une semence déposée dans la terre, une graine qui devient un arbre, un peu de levain qui fait lever toute la pâte. Rien de spectaculaire dans ces images. Mais elles nous rappellent que la croissance se fait dans la durée, souvent de manière imperceptible. La semence disparaît dans la terre avant même que nous puissions voir la plante apparaître.
N’en va-t-il pas ainsi dans notre vie ?
Nous aimerions parfois voir immédiatement les fruits de ce que nous entreprenons : comprendre, progresser, changer, être transformés. Nous voudrions pouvoir mesurer le chemin parcouru. Mais l’essentiel de la croissance échappe souvent à notre regard.
Une parole entendue il y a longtemps continue de travailler en nous. Une rencontre laisse une trace dont nous ne mesurons pas encore la portée. Une épreuve transforme peu à peu notre manière de regarder la vie. Une décision prise dans le silence modifie imperceptiblement la direction de notre existence.
Le Royaume de Dieu est aussi de cet ordre-là.
Il ne vient pas seulement comme un événement qui bouleverse tout. Il prend racine. Il s’inscrit dans le temps. Il grandit en nous et entre nous. C’est pourquoi le temps ordinaire n’est pas un temps d’attente entre deux moments extraordinaires. Il est le temps même de l’accomplissement.
Abbé Pascal
Le Saviez-vous ?
Saint Ghislain de Mons († 681), est un saint chrétien fêté le 10 octobre selon le martyrologe romain ainsi que selon le calendrier ecclésiastique orthodoxe.
Il fonda une abbaye au lieu dit Ursidongus, à proximité de l’actuelle ville de Mons en Belgique. Ursidongus prit, par la suite, le nom de Saint-Ghislain en son honneur. Il fut conseiller spirituel de sainte Waudru.
Saint Ghislain est également le saint patron des femmes enceintes et de la petite enfance.
Bon nombre d’enfants portaient son prénom pour être protégés des convulsions. (Statue de St Ghislain- Église St-Médard de Solre-sur-Sambre)
Consécration des enfants par leurs parents
Seigneur Jésus, qui lorsque vous étiez sur la terre, attiriez à vous les petits pour les bénir et qui avez promis le Ciel à ceux qui leur ressemblent, nous vous consacrons aujourd’hui nos enfants, afin qu’étant vôtres avant d’être à nous, Vous nous aidiez à les rendre forts de corps et d’âme pour Votre gloire et notre consolation. Saint Ghislain, protégez-nous ! (trois fois)
Quentin Delattre