• Dernière modification de la publication :24 avril 2026
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Signes de vie Mai 2026

« La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux. Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie ! »
Ps117, 22-24

Édito mai

L’Ascension et la Pentecôte pourraient nous donner l’impression que le Christ s’éloigne de nous : d’abord, il « monte au ciel », puis il disparaît à nos yeux pour laisser place à l’Esprit. Pourtant, ces deux fêtes ne sont compréhensibles qu’à la lumière de Pâques — et elles en sont l’accomplissement.

À Pâques, nous célébrons la victoire du Christ sur la mort. Mais cette victoire n’est pas un simple retour à la vie d’avant. Jésus ressuscité n’est plus soumis aux limites de notre monde : il ouvre un passage, il inaugure une vie nouvelle, une vie en Dieu. L’Ascension vient alors nous dire que cette humanité, la nôtre, est désormais introduite dans la gloire de Dieu. Le Christ ne s’éloigne pas : il nous précède. Il emporte avec lui notre condition humaine pour l’établir au cœur même de la vie divine.

Mais si le Christ « monte vers le Père », ce n’est pas pour nous laisser seuls. La promesse qu’il fait à ses disciples trouve son accomplissement à la Pentecôte. L’Esprit Saint est donné : non plus une présence visible et localisée, mais une présence intérieure, universelle, intime. Dieu n’est plus seulement Autre, il se fait compagnon de notre vie, il vient demeurer en nous.

Ainsi, Pâques, l’Ascension et la Pentecôte forment un seul et même mouvement : celui d’un Dieu qui nous rejoint pour nous élever jusqu’à lui, et qui, en même temps, se rend infiniment proche en demeurant au plus intime de nos cœurs humains.

Ces fêtes nous invitent alors à une conversion du regard. Cessons de chercher Dieu seulement à l’extérieur, dans des signes spectaculaires ou lointains. Apprenons à reconnaître sa présence dans le silence, dans la prière, dans la vie quotidienne, et dans la communion fraternelle. Là où l’Esprit agit, là est le Christ vivant.

Que ce Temps pascal soit pour chacun de nous un temps d’attente et de disponibilité. Comme les apôtres au Cénacle, tenons-nous dans la prière, confiants. Car Dieu ne cesse jamais de se donner. A nous de lui ouvrir la porte. Saint Temps pascal à toutes et tous.

Abbé Pascal

La restauration des peintures des quatorze stations du chemin de croix de l’église Sainte Vierge de Grand-Reng


Le peintre.

En 1921, le chemin de croix de l’église Sainte Vierge a été commandé par l’abbé Octave DEGHAYE, Curé à cette époque, au peintre Firmin HOCKAY.
Le style du peintre s’inscrit dans un courant académique ou post-impressionniste, très prisé dans les commandes ecclésiastiques. Son atelier se trouvait à Tournai. Il était aussi connu pour être un restaurateur de tableaux anciens pour les églises et institutions patrimoniales. Tout le chemin de croix est peint à l’huile sur bois. (i.a chat gpt). La nature du bois est inconnue.

La restauration.

Bruno, membre de la Fabrique d’Église, souhaitait que l’on puisse restaurer les quatorze peintures du chemin de croix de l’église Sainte Vierge car les tableaux étaient abîmés et les représentations n’étaient plus guère visibles. Yvon, le Président, Jean-François, le Secrétaire, le Curé Pascal Cambier et Christine, la Trésorière, trouvèrent l’idée excellente. Celle-ci, en 2024, se chargea des premières démarches. Pour respecter la loi sur les marchés publics, trois sociétés de restauration furent contactées par Christine. Le choix de la Fabrique se porta sur le CHASHA (Centre d’Histoire et d’Art Sacré en Hainaut) basé à Bonne-Espérance. Une collaboration avec la conservatrice Madame Déborah LO MAURO s’en suivit.
D’une manière générale, le chemin de croix était attaqué sur quasi la majorité des stations par des insectes xylophages (Un insecte xylophage est un insecte dont les larves se nourrissent du bois ou de ses composants (cellulose, lignine). Il ne s’attaque pas à tous les types de bois, mais certaines essences (chêne, pin, hêtre, sapin, etc.) sont plus vulnérables que d’autres). Leur état général était mauvais.

Des propositions de traitement passant entre autres par la désinfection, le dépoussiérage face et revers, le nettoyage, l’élimination des déformations, le masticage, les retouches et terminant par le vernis final furent estimées en temps de travail.
Les quatorze tableaux furent décrochés par Jean-François et Bruno. Sur des tableaux moins abîmés, une série de tâches comme le dépoussiérage et des injections de consolidation seront effectuées sur place dans l’église par des bénévoles et membres de la Fabrique d’église : Yvon, Jean-Philippe, Christian, Christine et l’abbé Pascal encadrés par Déborah Lo Mauro Conservatrice du CHASHa et son collaborateur Samuel Christiaens.
Tous les tableaux n’avaient plus de fluorescence, pas de vernis visible et des tests devaient être effectués pour déterminer la présence du dit vernis. La fixation des cadres était à consolider.
Des tableaux étaient plus atteints. Certains présentaient une crasse superficielle avec des projections blanchâtres. Ailleurs, des soulèvements étaient constatés ainsi que des moisissures.
Une restauration plus profonde, comme un fixage de la couche picturale, un masticage, de nombreuses retouches,  fut entreprise.
Tous les tableaux gagnèrent les ateliers du CHASHa à Bonne-Espérance.
Jean-François, Bruno, Philippe, Nicolas, Thomas et Quentin ont suspendu les stations à leur retour.

Un travail d’équipe, d’une communauté.

Une communauté est composée de bénévoles. A Grand Reng, ils se nomment Yvon, Bruno, Jean-François, Vincent. Christine. En compagnie de l’abbé Pascal, ils ont assuré avec Karine, la sacristine et Marie-Claude, la nettoyeuse, la surveillance de l’exposition »Peindre le sacré » du 13 au 26 avril dernier. Comme on a pu le lire, Christine a pris une part importante dans la préparation puis l’exécution de la restauration du chemin de croix mais également pour l’expo « Peindre le Sacré ». Enfin, parmi les bénévoles, on n’oubliera pas de citer le travail de Josette et la participation de la chorale et de ses jeunes musiciens lors des troisièmes dimanches du mois.

Claude Razée avec l’aide précieuse de Christine COPPIN.
NB. Les photos sont de Jean-Philippe Coppin et Déborah Lo Mauro.

Vous pouvez trouver les photos de la dite restauration sur : www.paroisse-solresursambre.be