PAROISSE SAINT-MEDARD DE SOLRE-SUR-SAMBRE

Célébrations

La messe dominicale est célébrée habituellement tous les samedis à 17h30.

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Personne Relais

Andrée Lanoy – 1, rue Emile Bosseaux – 071 554153

Commune

Solre-sur-Sambre entité d’Erquelinnes 

  • Habitants : 2650
  • Superficie : 365 hectares
  • Cours d’eau : La Sambre

site web: https://www.erquelinnes.be/

Histoire

En 1093, Gaucher, Evêque de Cambrai, donna l’autel à l’Abbaye de Lobbes.
Au début du 12ème siècle, Isaac de Barbençon était Seigneur du lieu.
Hughes de Barbençon assista le 1er avril 1336 à la signature du traité conclu entre Jean III de Brabant et Louis de Nevers, comte de Flandre.
Catherine de Barbençon épousa Gilles de Mortagne.
Ayant comploté contre Philippe le Bon, il fut arrêté en 1433 et écartelé à Mons sur la place du marché. Suite à cet incident, la Seigneurie de Solre fut confisquée puis acquise par Antoine de Croÿ, Seigneur du Ræulx.

En 1473, Charles de Poitiers se rendit acquéreur de la Seigneurie et cette dernière échut en 1490 à Claude de Carondelet. Elle entra dans la famille de Mérode par mariage en 1629.

Solre possédait une abbaye, l’Abbaye de la Thure fondée en 1244 par Nicolas II de Barbençon et tenue par les religieuses de l’Ordre de Saint-Augustin.

La localité a toujours eu une vocation agricole. Toutefois, en 1838, des laminoirs se sont installés mais aussi une platinerie, une raffinerie de sel, une scierie de marbre et deux carrières.

Source: https://www.erquelinnes.be/loisirs/tourisme/syndicat-dinitiative/villages-de-lentite/solre-sur-sambre

Clocher de l'église Saint-Médard
Anciennes voûtes de l'église

L’église

Cette église présente des styles différents et un plan initial fortement modifié.

La nef centrale, de type gothique hennuyer remonte au début du XVI° siècle. Les nefs latérales furent reconstruites vers 1780 et 1784 ainsi que la tour qui conserve dans ses deux niveaux inférieurs un noyau du XIII° siècle. Quant au chœur, il fut partiellement reconstruit vers 1858 avec une partie des anciens matériaux.

En 1994 un terrible incendie ravagea l’église ; l’intérieur du bâtiment dans son ensemble en porte encore les stigmates : par manque de fonds, la restauration ne sera pas achevée : la voûte du chœur (vers 1870) et celle de la nef centrale (16° siècle), restent dans un état lamentable….

Dernièrement, un nouvel orgue, provenant d’une église désacralisée dans la région de Liège, fut installé au jubé, en remplacement de celui disparut dans l’incendie.

Le saviez-vous ?

Sur le territoire de Solre-sur-Sambre, à la limite de Bersillies-l’Abbaye, existait une Abbaye très célèbre, qui emprunta son nom à la rivière qui y passe ;  l’Abbaye de la Thure, fondée en 1243 par Nicolas II, Sire de Barbançon, pour les religieuses de l’Ordre de Saint-Augustin.

Il ne reste rien de ce qui était une florissante Abbaye, si ce n’est la tour-porche de la ferme, une grange, les ruines du moulin à eau, des vestiges du mur d’enceinte et quelques pierres éparses. Elle se releva pourtant plusieurs fois des pillages et incendies !

  • 1568 et 1572 : église brûlée par les gueux et abbaye pillée
  • 1637, 1641 et 1643 : monastère pillé et granges incendiées
  • 1661 et 1678 : nouvelles mises à sac !

Mais le coup de grâce sera donné par la révolution française : en 1792, la communauté fuira devant l’avancée des troupes républicaines, qui s’en donnèrent à « cœur-joie » : après avoir pillé l’Abbaye, les républicains y boutèrent le feu : il n’en restera que des ruines.

Autel majeur
Antependium de l'autel
Fonts baptismaux datés de 1434
Statue de Saint Eloi
Vitrail avec le Sacré-Cœur de Jésus

Et l’art dans tout ça ?
Notre-Dame du Paradis, une Vierge pèlerine malgré elle

La légende raconte que par un beau jour de 1681, une des religieuses trouva, flottant sur la rivière de la Thure, une statue de Notre-Dame du Paradis. Ce serait donc par les eaux qu’Elle fera son premier arrêt : entre un lieu inconnu de la France voisine et l’abbaye. Elle y sera vénérée assidûment pendant une bonne centaine d’année.

En 1792, Notre-Dame du Paradis effectuera une seconde pérégrination, non plus sur les eaux de la Thure ; mais bien dans le noir, le feu et le sang de la révolution française qui déferlera jusque chez nous. Effrayée par les « débordements » et violences à l’encontre (entre autres) des ordres religieux, la communauté se réfugiera à Lobbes, emportant avec elle Notre-Dame du Paradis. L’abbaye, quant à elle, sera pillée et incendiée ; ses ruines et terres confisquées et vendues.

Après un court séjour à Lobbes, les religieuses seront accueillies à Thuin, et avec elles, Notre-Dame du Paradis : ce sera sa troisième pérégrination. Là aussi, Notre-Dame y sera vénérée, mais de manière discrète : aucun pèlerinage, neuvaine ou médaille, juste une procession et une vénération simple mais réelle.

En 1963, nostalgiques de Notre-Dame du Paradis, les solréziens en firent exécuter une statue en chêne : celle que nous voyons actuellement dans l’église Saint-Médard. A cette occasion, et le temps d’une procession, la statue originale revint à Solre-sur-Sambre. Quatrième et dernier voyage pour Notre-Dame ? A moins qu’Elle n’effectue une dernière pérégrination et ne rejoigne définitivement, sa première terre connue : Solre-sur-Sambre.

Quoi qu’il en soit, Notre-Dame du Paradis, qui en porte les clés, y est encore et toujours priée et vénérée : non plus dans l’abbaye disparue, mais bien dans la vivante paroisse Saint-Médard.

Notre-Dame-du-Paradis

Saint-Médard

On le fête le 8 juin
Patron des agriculteurs et des brasseurs

Saint Médard est né vers 456 à Salency en Vermandois (France, région de Saint-Quentin) d’une famille franque de Picardie. Il étudie à Vermand et à Tournai. Remarqué par Alomer, l’évêque de Vermand, ce dernier l’élève au sacerdoce en 489. Médard devient évêque de Noyon en 530.

Il évangélisa la Flandre. Tous les traits qu’on rapporte à son sujet sont des actes de bonté. Il donnait de larges aumônes à tous et ne se décida jamais à punir les chapardeurs qui venaient voler le miel de ses ruches, les œufs de ses poules et les fruits de son verger. Il mourut presque centenaire,  en 560.

Baptême de Jésus
Sacré-Cœur de Jésus - détail

Dicton :

« S’il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard, à moins que Saint-Barnabé, ne vienne l’arrêter. »