Paroisse Saint-Martin de Labuissière

Célébrations

La messe dominicale est célébrée habituellement le 3e dimanche du mois à 9h30

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Personne Relais

Kenneth Gaillez – 26, Rue de Merbes

Commune

Entité de Merbes-le-Château

  • Habitants : 1140
  • Superficie : 30,24 km²
  • Cours d’eau : La Sambre

site web: https://www.merbeslechateau.be/

L’église

Bâtiment néo-roman construit de 1878 à 1879, à l’emplacement d’un précédent sanctuaire.
De celui-ci, il nous reste la tour (1719), qui fut partiellement remaniée lors de la reconstruction.
Les chapiteaux des 10 colonnes sont tous différents.
Un de ceux-ci fut endommagé par un obus durant la première guerre mondiale.
La chaire de vérité sera offerte par les paroissiens à l’Abbé Rivière à l’occasion de ses cinquante ans de prêtrise.
Anciennement, cette localité s’appelait Ghoy : La Buissière était le nom du château des seigneurs de Barbançon, qui se trouvait de l’autre côté de la Sambre, sur l’actuel site des « carrières de l’imaginaire ».

Le saviez-vous ?

Durant la guerre 14-18, l’Abbé Jules Rivière, dit « le grand Jules » curé de Labuissière, fait de la résistance : La cure étant toute proche de la voie ferrée, le « Foreign Office » contacta l’Abbé Rivière pour lui demander de recueillir un maximum de renseignements sur le trafic ferroviaire des Allemands.
« Le grand Jules », fervent patriote, accepta. Mais, il ne se limita pas à cela: avec quelques amis, il créa « la Société des longues pipes » : sous le prétexte de se distraire, ils se retrouvaient régulièrement, et invitaient à leurs différentes soirées, les soldats et officiers allemands qui logeaient au village. Ils leur extorquaient de précieux renseignements qui étaient transmis à Londres, via un réseau très bien organisé !

Chaire de vérité, offerte par les paroissiens à leur cher Abbé Rivière

Et l’art dans tout ça ? Incroyable église
(Eglise Saint-Martin de Labuissière)

Coincé entre le chemin de fer, la rue Neuve, et le mur de l’ancienne cure, ce bâtiment semble peut-être un peu sombre et triste… Mais… En avez-vous déjà poussé la lourde porte ?
Vous seriez certainement surpris par ce qui vous y attend : quelle explosion de lumière, et quelle homogénéité ! D’un style que l’on pourrait qualifier de roman avec une influence byzantine bien affirmée, ses ors et polychromies ne peuvent nous laisser indifférents.
Serions-nous au Moyen-Orient ? En Europe de l’est ? Le maître-autel, les représentations peintes du Christ et de personnages bibliques pourraient effectivement nous le faire croire.
Cette église sera construite, entre 1878 et 1879, au même endroit que deux édifices précédents. Elle est un véritable livre ouvert sur l’histoire de ce village : des tableaux du XVI° siècle, une tour du XVIII°, des ornements liturgiques et habits de procession des XIX ° et XX° siècles.
Sans oublier les dégâts de la guerre 14-18, annotés sur la première colonne droite de la nef.
Ni, bien entendu, la chaire de vérité, offerte par les paroissiens à leur cher Abbé Rivière.

Rareté dans nos contrées, il serait bon de sauvegarder cet édifice et sa décoration romano-byzantine, qui sont un pan de l’histoire de cette paroisse.

Antependium du maître-autel
Évangéliste Saint Luc
Scène de la Nativité
La Résurrection de Jésus
Vitrail - détail

Saint-Martin de Tours : (° 316 ou 317, + 397)

On le fête le 11 novembre
Patron des maréchaux ferrants, mendiants, policiers et soldats

Né en Pannonie (Hongrie actuelle) de parents païens, élevé à Pavie, il fut enrôlé en Gaule dans la garde romaine impériale à cheval. Converti au catholisisme, c’est à Amiens, qu’ il donna à un pauvre la moitié de son manteau. Après son baptême, il quitta l’armée et mena la vie monastique à Ligugé dans un couvent construit par lui-même, sous la direction de l’évêque de Poitiers, saint Hilaire.
Ordonné prêtre puis évêque de Tours, il donna l’exemple du bon pasteur, fonda d’autres monastères et des paroisses dans les campagnes et mourut à Candes en 397.
Il fut mis au tombeau à Tours le 11 novembre.
Il est considéré comme le plus grand évangélisateur de la Gaule.

Mais pourquoi Martin n’a-t-il donné que la moitié de son manteau ?

Chaque nouvelle recrue de l’armée Romaine recevait de l’empereur ou du sénat la moitié de son équipement, l’autre partie étant payée par le soldat lui-même. Martin n’a donné que la partie du manteau qui lui appartenait. L’autre moitié étant propriété de l’état romain !